Les adolescents aux identités sexuelles minoritaires non LGB souffrent davantage de problèmes de santé mentale

Les adolescents aux identités sexuelles minoritaires non LGB souffrent davantage de problèmes de santé mentale

Les adolescents qui ne s’identifient ni comme hétérosexuels ni comme lesbiennes, gays ou bisexuels présentent des risques accrus de problèmes de santé mentale et physique. Une étude récente menée au Royaume-Uni révèle que ces jeunes, souvent regroupés sous le terme d’identités sexuelles minoritaires non LGB, connaissent des difficultés comparables à celles des adolescents lesbiennes, gays ou bisexuels, mais restent peu étudiés.

Les résultats montrent que ces adolescents ont jusqu’à trois fois plus de risques de souffrir de détresse psychologique, de s’automutiler ou de tenter de se suicider que leurs pairs hétérosexuels. Ils sont également plus exposés à des problèmes de santé générale, comme l’obésité. Pourtant, contrairement aux jeunes LGB, ils adoptent moins de comportements à risque, tels que la consommation de tabac, de drogues ou une activité sexuelle précoce. Seule exception : ils font moins d’exercice physique.

Les filles et les jeunes issus de familles à revenus modestes sont plus susceptibles de faire partie de ce groupe. Près de 40 % de ces adolescents déclarent ne ressentir aucune attraction sexuelle, ce qui suggère qu’une partie importante pourrait s’identifier comme asexuels. L’asexualité désigne une absence ou une faible attraction sexuelle envers autrui, et peut inclure des identités variées comme la démisexualité, où l’attraction sexuelle ne survient qu’après la formation d’un lien émotionnel fort.

Cette étude souligne l’importance d’inclure ces jeunes dans les recherches sur la santé des minorités sexuelles. Leur exclusion fréquente des études, souvent en raison de leur faible nombre, limite la compréhension de leurs besoins spécifiques. Pourtant, malgré leur petite taille dans les échantillons, les résultats montrent des écarts significatifs et cohérents en matière de santé mentale et physique.

Les inégalités observées pourraient s’expliquer par le stress lié à leur statut de minorité. Les individus appartenant à des minorités sexuelles subissent souvent des discriminations, du harcèlement ou une stigmatisation, ce qui génère un stress chronique. Ce stress, qu’il soit externe ou interne, comme l’intériorisation de préjugés, peut aggraver les problèmes de santé mentale et physique.

Les chercheurs appellent à une meilleure représentation de ces groupes dans les enquêtes et les études, ainsi qu’à une sensibilisation accrue dans les écoles, les centres de santé et les communautés. L’adolescence est une période de vulnérabilité où les identités, y compris sexuelles, évoluent. Les jeunes incertains ou marginalisés doivent recevoir un soutien adapté pour éviter l’isolement et ses conséquences néfastes.


Nos références

Référence originale

DOI : https://doi.org/10.1186/s44263-026-00286-7

Titre : Health inequalities among non-lesbian, gay and bisexual sexual minority adolescents: Findings from a national UK cross-sectional study

Revue : BMC Global and Public Health

Éditeur : Springer Science and Business Media LLC

Auteurs : Amal R. Khanolkar

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